Malek Haddad

Malek Haddad

Malek Haddad, un grand écrivain algérien d’expression française qui, même 
s’il a été traduit dans quatorze langues, demeure relativement peu connu, 
peu médiatisé.
 
Né le 5 juillet 1927 à Constantine où il fit ses études, il sera instituteur 
pendant une courte période avant de s’inscrire à la faculté de droit 
d’Aix-en-Provence. Il y abandonnera ses études, après 1954, pour aller 
travailler comme ouvrier agricole, en compagnie de Kateb Yacine, dans le 
nord de la Camargue, puis au Fezzan (région désertique du sud-ouest de la 
Libye).
 
Contrairement à Kateb Yacine qui conçoit la langue française comme "un butin 
de guerre", qu’il faut conserver et exploiter, Malek Haddad, après avoir dit 
"nous écrivons le français, nous n’écrivons pas en français" pour souligner 
que la langue n’est qu’un instrument qui exclut toute aliénation culturelle.
 Il vivra la langue française, l’école, comme un exil, plus fort que l’exil : 
"L’école coloniale colonise l’âme. C’est insidieux, c’est profond… Chez 
nous, c’est vrai, chaque fois qu’on a fait un bachelier, on a fait un 
Français ". "Il y a toujours eu une école entre mon passé et moi". "Je suis 
moins séparé de ma patrie par la Méditerranée que par la langue française. "
 
> Mais peut-on jamais échapper à sa vocation, au besoin d’écrire? Et Malek
> Haddad reprendra son stylo et, faute de pouvoir se mettre dans sa langue à
> l’instar de Rachid Boudjedra, il continuera à écrire en français...
> Comment, en effet, résister à tel chant de sirène ?
>
> Pendant la Guerre de Libération, Malek Haddad collabore à plusieurs revues
> parmi lesquelles Entretiens, Progrès, Confluents, et Lettres françaises.
> Il travaille à la radiodiffusion française et écrit des romans entre 1958 et
> 1961.
> Après 1962 il s'installe à Constantine.
> Il collabore à l’hebdomadaire Atlas et à la revue Novembre et dirige, de
> 1965 à 1968 la page culturelle d’An Nasr qui paraissait alors en langue
> française. Il va fonder la fameuse revue Promesses quand il sera chargé de
> la direction de la Culture au ministère de l’Information (1968 à 1972).
> En 1974, il est nommé secrétaire de la Nouvelle Union des écrivains
> algériens.Malek Haddad décède des suites d'un cancer le 2 juin 1978 à Alger.
>
> Le Palais de la Culture de Constantine porte aujourd'hui le nom de Malek
> Haddad.
>
> Bibliographie DE
> malek haddad
>
> - Le malheur en danger (poèmes) La Nef de Paris (1956)
> - La dernière impression (roman) Julliard, 1958
> - Je t’offrirai une gazelle (roman) Julliard 1959, réédition 10/18
> - L’élève et la leçon (roman) Julliard, 1960, réédition 10/18
> - Le Quai aux Fleurs ne répond plus (roman) Julliard 1961, réédition 10/18
> - Les zéros tournent en rond (essai), Maspéro 1961
> - Écoute et je t’appelle (poèmes) Maspéro 1961
> - Algériennes, (album de photographies), ministère de l’Information , 1967.
>
> Malek Haddad laissera donc également des inédits et des manuscrits inachevés
> :
> - Les premiers froids (poèmes)
> - La Fin des Majuscules (essai)
> - Un Wagon sur une île (roman inachevé)
> - Les Propos de la quarantaine (chronique

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